l’aquarelle…

Je n’ai pas choisi l’aquarelle comme moyen d’expression à proprement dit. Pour moi, ce n’est pas un moyen, mais beaucoup plus, c’est un état d’esprit.

Je pense et je respire Aquarelle. Quoi de plus naturel si l’eau, le premier des médiums, synonyme de liberté et de pureté, me prête ses vertus. Lorsqu’on l’apprivoise, mais on ne peut la dompter, elle se prête alors à nos envies et tout devient magique.

L’aquarelle est moderne, elle s’accorde bien à notre vie trépidante. Je la transporte en moi en tout lieu et toute heure. Ce que l’œil voit ne suffit pas à la création de l’image : la lumière, l’air, les bruits et les odeurs la font vivre ; c’est ce qui définit l’impression, que nous partageons avec ceux qui en ont la sensibilité.

Certaines visions, comme des flashs, m’imprègnent en instantané. Mon travail est fait dans le même jour… ou dans six mois, rien ne changera. D’autres s’attardent dans mon esprit, des jours, des semaines, voire des années, pour venir naître à un moment décidé. Parfois un aboutissement de quelques minutes marque l’accouchement d’une cogitation de plusieurs mois.

Les puristes savent de quoi je parle. Autodidacte à part entière, je sais trop bien que la pochade qui me satisfait, est à l’instar d’un labeur trop bien léché, l’aboutissement et le fruit de bien longues années de patience.

Travail et volonté, mais avant tout passion et humilité me donnent accès à des contentements intimes qui semblent répondre au perpétuel questionnement sur ma raison d’être.

Peut-être est-ce tout simplement une réponse accommodante face à mes ignorances, mais ceci est apaisant, pour le moment présent !